Couteaux

Couteau à lame fixe

Couteau pliant

Couteau pliant

Couteau pliant

Machette

 

 

Voici quelques exemples de couteaux à lames fixes ou pliantes, réalisés avec du matériel de bricolage courant (scie, ponceuse, limes, etc...)

Les lames sont soit découpées dans du plat d'acier (méthode de "blacksmithing", par opposition au forgeage), soit directement récupérées ou achetées séparement (marchés, foires).


Couteau à lame fixe

La lame a été découpée dans du plat d'acier et mise en forme à la lime, scie et ponceuse.

Elle est insérée dans le manche et collée, par l'intermédiaire de pièces laitonnées.

Une autre pièce laitonnée, recourbée et polie a été collée à l'extrémité du manche.

La lame et les plaques laiton ont été gravées à l'acide. (premier essai de gravage)

(voir ici pour la technique de gravage).

Détail de la lame

 

Couteau à lame pliante

Manche découpé et travaillé dans une grosse branche séchée de bois de prunier.
La lame provient d'un couteau Pallares (fabrication espagnole), dont le manche original est en plastique: facile à récupérer donc!

Le couteau avant assemblage final
Cette lame est en acier au carbone: le gravage à l'acide est donc moins profond que dans un acier classique mais donne un aspect sombre et moucheté.
Le dos de la lame a été guilloché à la lime pour donner un motif sinueux
(voir ici pour la technique de guillochage)
Le couteau après assemblage, et polissage du manche.
Le couteau ouvert, avec le côté de la lame gravé à l'acide
Détail du manche en bois de prunier.

 

Couteau à lame pliante

La lame de ce couteau est une lame Mazellier (achetée au marché de Tarbes).

Le manche est également en bois de prunier, travaillé à la lime et au couteau pour donner le motif ci-contre.

L'autre face du couteau plié, laissée plane.

Le dos de la lame a été orné d'un motif "végétal" réalisé à la lime
(voir ici la technique du guillochage)

Couteau à lame pliante

Voici un autre couteau. La lame est une Mazellier, le manche provient des chutes d'un olivier aragonais.
Couteau en position pliée. Remarquer l'attache sur l'extremité droite du couteau.

J'ai choisi un système de serrage de la lame au plus simple: il s'agit d'une vis Allen de 3mm serrant plus ou moins la mitre en laiton autour de la lame. Aucun cran d'arret. La lame est ainsi démontable et la dureté du serrage réglable.

Le filetage femelle est incrusté dans la partie interne de la mitre et donc invisible (voir images 1 et 2)

Dessus de la lame guilloché à la lime aiguille par la méthode décrite ici

Pour le dos du manche, j'ai entrepris une technique particulière afin d'obtenir un motif plat et bicolore.

J'ai tout d'abord guilloché une âme en laiton constituant le dos du couteau, prise entre les deux flancs en acier. Puis après rivetage à froid des flancs sur ce dos laiton, j'ai remplis l'espace laissé par le guillochage à l'aide d'étain.

Il ne restait plus qu'à limer puis polir le surplus d'étain de manière à "niveler" le dos et obtenir ce motif bicolore laiton-étain.

Machette

Voici un essai de machette réalisé en Inox. Je souhaitais un outil absolument inoxydable pour le terrain mais il faut bien dire que cette matière se travaille assez difficilement et perd facilement son tranchant.

Elle a été découpée dans une plaque d'inox de 5mm.

La soie est incrustée dans le manche (jusqu'aux 2/3) et n'apparait donc pas sur le dos du manche, pour plus d'esthetisme.

L'assemblage est fait par trois rivets. La mitre est en laiton fixé par deux rivets. Le motif sur la mitre a été réalisé par attaque acide et apport d'étain puis polissage.

Le manche est en olivier et son extremité est en cerisier.

Guillochage sur le dos de la lame. L'inox est assez difficile à découper (le faire à la scie sauteuse à TRES basse vitesse) mais paradoxalement assez aisé à limer.
   
   
   
   
   

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